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mercredi 19 novembre 2014

Parlons d'un sujet tabou : les nanomatériaux dans les produits cosmétiques

Mon mémoire de fin de Master portait sur un sujet d'actualité qui me tient fortement à cœur et qui me passionne : les nanomatériaux dans les produits cosmétiques (toxicité et réglementation principalement).

Je pense que quiconque travaille dans le milieu a déjà été confronté à la problématique des nanos. Car ils sont très présents dans les crèmes solaires en tant que filtres UV, dans les dentifrices (oxyde de zinc et dioxyde de titane) et dans le maquillage en tant que pigments principalement (carbon black, oxyde de fer).

En France, environ 92 000 tonnes de nanomatériaux produits et importés par an sont destinés aux produits cosmétiques (donnée issue du rapport suite au dispositif R-Nano). Avec une telle présence, il est naturel de se demander s'ils sont bien inoffensifs pour l'homme - d'où l'origine du débat.



Tout d'abord, qu'est-ce que qu'un nanomatériau ?


Les nanomatériaux sont des particules, fibres, sphères, etc., de composition variée qui possèdent au moins une dimension inférieure à 100 nm. Leur taille réduite et leur grande surface spécifique leur confèrent des propriétés différentes des mêmes molécules à l’échelle micro ou macro.


TiO2 nano en formulation, sous forme d'agrégats (Image prise au MET)



Quid de la réglementation ?


En Europe, l’utilisation des nanomatériaux en cosmétique est couverte par le Règlement des produits cosmétiques (CE) n°1223/2009.
La partie sur les nanos est plutôt aboutie, en comparaison aux réglementations d’autres secteurs (pharmaceutique, alimentaire, technologies…) qui sont quasi-inexistantes. Nous pouvons déjà nous estimer heureux !
Ce règlement donne la définition d’un nanomatériau, un dispositif pour la notification (sur un portail électronique – article à suivre), l’étiquetage (mettre nano entre crochets devant le nom INCI) et l’évaluation de la sécurité des produits cosmétiques contenant des nanomatériaux.


Que reproche-t-on à ces particules ?


Ces particules sont si petites qu’elles peuvent aisément traverser la barrière cutanée (par voie intra, intercellulaire ou via les follicules pileux) et donc potentiellement avoir une activité systémique (interagir avec les molécules de l’organisme et modifier le métabolisme naturel).


Elles peuvent par exemple entraîner la production de molécules oxydantes (résultants ou non d’un processus inflammatoire) ou alors interagir directement avec l’ADN dans le noyau des cellules, créant des mutations génétiques souvent irréversibles et pouvant aboutir à l’apparition de cancers.


Si mal connus et maîtrisés, les nanomatériaux peuvent s’avérer être dangereux pour la santé.



Quels sont les nanos que l'on peut retrouver dans nos produits cosmétiques ? 


Voici une petite liste non exhaustive des nanos les plus couramment utilisés par l'industrie cosmétique :

L’oxyde de zinc

Solide blanc, sans odeur utilisé en tant qu’agent de foisonnement (il réduit la densité apparente des produits cosmétiques) et absorbeur UV (on le retrouve beaucoup dans les crèmes solaires).


Image au MET de ZnO nano enrobé

Avis du SCCS : Ne pose pas de risque pour la santé humaine si son utilisation dans les produits cosmétiques est inférieure à 25% (avec des propriétés physico-chimiques que je ne détaille pas ici mais que vous trouverez dans le rapport complet).

Production estimée : entre 100 et 1000t annuelle tous secteurs confondus.


Le dioxyde de titane

Le TiO2 est également un solide blanc, sans odeur, utilisé dans les produits cosmétiques en tant que pigment pour ses propriétés opacifiantes et blanchissantes, mais aussi en tant qu’écran UV dans les crèmes solaires.

Les particules de TiO2 ont tendance à s’assembler sous forme d’agrégats de taille comprise entre 30 et 150 nm.

Leur production annuelle pour 2013 est comprise entre 10 000 et 100 000t tous secteurs confondus.

Le SCCS a conclu que son utilisation en tant qu’écran UV à une concentration de 25% dans les produits cosmétiques ne présentait a priori pas de risque pour la santé, sur peau saine mais aussi sur peau brûlée par le soleil (dont la fonction barrière est endommagée, laissant plus facilement le passage aux particules). Cette recommandation ne s’applique pas aux formulations sous forme de poudre ou de spray, qui peuvent conduire à une inhalation du produit (et donc potentiellement une inflammation pulmonaire).

Les propriétés physico-chimiques sont décrites dans le rapport du SCCS.


La silice

Le dioxyde de silicium est un minéral très dur, blanc qui peut être d’origine naturelle ou synthétique. Cette substance est très utilisée dans les produits cosmétiques en tant qu’agent abrasif (dans les gommages), absorbant (dans les poudres matifiantes), de foisonnement et en tant que contrôleur de la viscosité.

La silice à l’état de nanomatériaux est très répandue dans les produits cosmétiques, tellement répandue que la Commission Européenne a demandé au SCCS d’émettre une opinion sur leur toxicité.

Les particules de silice ont un haut potentiel de rupture des agglomérats qui peuvent ensuite traverser la barrière cutanée et avoir un effet systémique.

L'avis du SCCS est en attente à ce jour.


Le Carbon Black

Il fait partie des nanomatériaux les plus utilisés en France tous secteurs confondus (tonnage annuel supérieur à 100 000t) et extrêmement répandu dans les produits cosmétiques, en tant que pigment noir (il s’agit d’une poudre noire synthétique).

Il est composé de carbones élémentaires qui s’organisent sous forme de particules sphériques colloïdales (nodule).

A condition que sa pureté soit supérieure à 97%, il est considéré comme ne posant aucun risque pour la santé d’après le SCCS si sa concentration dans les produits cosmétiques n’excède pas 10%. 

En revanche, son potentiel d’irritation oculaire n’est pas exclu, or ce colorant est utilisé principalement dans les produits pour les yeux (mascara, eye liner, fard à paupière), mais ce point n’a pas été soulevé par le SCCS. Voir le rapport complet du SCCS.


Le MBBT

Sous sa forme nano, le MBBT (ou 2,2’-Methylene-bis-(6-(2H-benzotriazol-2-yl)-4-(1,1,3,3-
tetramethylbutyl)phenol de son nom barbare) est un liquide blanc, utilisé en cosmétique en tant qu’écran UV.

Les données sur la génotoxicité étant vacantes, le SCSS a été dans l’impossibilité de donner une opinion sur sa toxicité. Cependant, il ne semble pas que le MBBT entraîne des effets systémiques sur l'organisme après application cutanée. Voir le rapport complet du SCCS.



Comment savoir si le produit que j'achète contient des nanos ?


La réglementation oblige les industriels à mettre nano entre crochet ([nano]) devant le nom INCI de l'ingrédient à l'échelle nano.


Exemple en image :




Ce qui veut dire que si votre produit contient des nanomatériaux, le terme "nano" sera forcément écrit. Je reconnais qu'il faille avoir des bons yeux pour le lire (et aussi pour trouver la liste INCI, souvent cachée - référence à cet article), mais ça se fait :)



Pourquoi les nanos sont-ils arrivés dans les cosmétiques ?


Comme vous avez pu le voir dans la description des différents nanos, les plus répandus dans les produits cosmétiques, ont une fonction d’écran UV, c’est-à-dire qu’ils reflètent les UV arrivant sur la peau afin qu’ils n'entraînent pas de dommages sur l’organisme (les crèmes solaires, quoi).

Sauf qu’il y a quelques dizaine d’années (peut-être moins), les crèmes solaires étaient, certes très efficaces, mais pas très esthétiques. Le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc non nano, sont très opaques et restent en surface sur la peau, les crèmes solaires étaient très blanches et opaques à leur tour.


En gros ça restait aussi blanc sur la peau que sur la photo

L’industrie cosmétique s’est rendue compte qu’en diminuant la taille des particules, celles-ci avaient toujours les mêmes fonctions anti-UV, mais qu’elles étaient quasi-transparentes en formulation. C’est là que les crèmes solaires transparentes à l’étalement ont vues le jour.

Bien sûr, aujourd'hui les innovations concernant les nanomatériaux vont au-delà de ça : on peut les utiliser en tant que vecteur pour véhiculer des molécules d’intérêt en cosmétique (anti-rides ou anti-cellulite par exemple). 

Si la technologie utilisant les nanomatériaux est bien maîtrisée, il est possible de développer des actifs très intéressants et novateurs pour l’industrie cosmétique. Le tout est de bien s’assurer de l’innocuité des ingrédients avant la mise sur le marché et malheureusement, les données sur les effets réels des nanos sont encore lacunaires (mais de nombreuses recherches sur leur toxicité sont en cours, heureusement).

A venir : un article détaillé sur les modes d’action des particules, leur caractérisation, leur fabrication et enfin les progrès à faire pour l’industrie.

A bientôt !

Chloé

mercredi 18 juin 2014

Le décryptage des étiquettes - Les bons outils et réflexes à avoir

Avez-vous déjà eu la curiosité de lire les étiquettes de vos produits cosmétiques ?

Quand je suis dans un magasin (type Sephora ou grande surface), avant d'acheter, je suis obligée de regarder la liste des ingrédients (la liste INCI). C'est très utile pour savoir en quelques minutes ce qu'il y a dans le produit et donc s'il est de bonne qualité.




INCI, C'est quoi ?

INCI : International Nomenclature of Cosmetic Ingrédients

C'est la dénomination européenne de toutes les substances (ou ingrédients) présents dans les produits cosmétiques. Niveau réglementaire, en Europe, on est bien tombé : c'est obligatoire, la décomposition des ingrédients doit être exacte (bon j'avoue que certains des fournisseurs de matières premières avec lesquels je travaille ne l'ont toujours pas compris mais je me bâts quotidiennement pour ça ;). C'est très pratique pour savoir rapidement si le prix du produit vaut vraiment ce qu'il y a dedans (et là c'est un sujet sensible), mais surtout si vous êtes allergiques à une molécule en particulier, c'est très facile de l'éviter !

Quels sont les allergènes étiquetés ?


Depuis 1999, 26 allergènes doivent obligatoirement être étiquetés en Europe. Généralement, ils sont présents dans les parfums ou les matières premières naturelles (hydrolats de fleurs, huiles essentielles par exemple).

Nom INCISubstance N° CASNom INCISubstance N° CAS
BENZYL ALCOHOLAlcool benzylique100-51-6AMYL CINNAMALAmylcinnamaldéhyde122-40-7
CINNAMYL ALCOHOLAlcool cinnamique104-54-1 CITRAL Citral5392-40-5
EUGENOLEugénol 97-53-0HYDROXYCITRONELLALHydroxycitronellal107-75-5
ISOEUGENOLIsoeugénol 97-54-1 CINNAMAL Cinnamal104-55-2
AMYLCINNAMYL ALCOHOLAlcool amylcinnamique101-85-9HYDROXYISOHEXYL 3-CYCLOHEXENE CARBOXALDEHYDELyral31906-04-4
 BENZYL SALICYLATE Salicylate de benzyle118-58-1BUTYLPHENYL METHYLPROPIONALLilial 80-54-6
GERANIOLGéraniol106-24-1HEXYL CINNAMALHexylcinnamaldéhyde (22) 101-86-0
 ANISE ALCOHOL Alcool anisique105-13-5COUMARINCoumarine 91-64-5
 BENZYL CINNAMATE Cinnamate de benzyle103-41-3LIMONENE Limonène5989-27-5
FARNESOLFarnesol4602-84-0 METHYL 2-OCTYNOATE Methyl heptine carbonate111-12-6
 LINALOOL Linalool78-70-6ALPHA-ISOMETHYL IONONE Alpha-isomethyl ionone127-51-5
BENZYL BENZOATEBenzoate de benzyle120-51-4EVERNIA PRUNASTRI EXTRACTMousse de chêne90028-68-5
CITRONELLOLCitronellol106-22-9 EVERNIA FURFURACEA EXTRACTMousse d'arbre90028-67-4


Plus d'une cinquantaine de substances considérées comme allergisantes devront bientôt être étiquetées sur les produits cosmétiques, mais l'impact de ces nouveaux allergènes fera l'objet d'un article à part entière !



Tout ça pour dire que, si on est allergique à une molécule, il est très facile de la repérer sur la liste INCI !

Souvent, elle est cachée sur le packaging, généralement sur l'emballage secondaire (celui qui n'est pas directement au contact du produit), écrite en tout petit, difficile à trouver et à lire pour certains !

Par exemple, sur les vernis à ongles, elle peut être située sous l'étiquette ! Par manque de place pour les distributeurs, surtout que la liste des ingrédients est longue pour ces produits.

Les sites internet utiles à consulter

Si vous voulez savoir la fonction d'un ingrédient contenu dans votre produit, vous pouvez entrer le nom INCI sur le site du Cosing (site de la Commission Européenne) :


Si son utilisation est restreinte par le règlement, ce sera indiqué, mais là on rentre un peu plus dans le détail ^^

Si vous voulez avoir des infos en français sur les ingrédients, la plupart (même pas tous) sont répertoriés sur le site de l'Observatoire des Cosmétiques :



Pour avoir une opinion sur la toxicité d'un ingrédient, en général, je me rends sur le site suivant, qui délivre un résumé gratuit :


Et voilà, vous savez tout sur la liste INCI !

A bientôt,

Chloé

mardi 17 juin 2014

Un blog qui renaît de ses cendres...

Après plusieurs années d'absence et une connaissance sur les cosmétiques qui s'accroit de jour en jour (du moins en théorie), j'ai plus qu'envie de m'exprimer sur le sujet !



Quand j'ai commencé le blog, j'avais 19 ans, la tête pleine de rêves et surtout une vision totalement idéalisée de l'industrie cosmétique. Pendant trois ans, j'ai grandi (un peu) et j'ai découvert que bien que je prenais toujours autant de plaisir à utiliser les produits, la réalité du milieu m'avait quelque peu déçue.



Aujourd'hui j'ai 22 ans, je vais finir mon master spécialisé dans les matières premières cosmétiques naturelles à l'ISIPCA, ça fait bientôt deux ans que je bosse dans une boîte de conseil pour la cosmétique.



Et en deux ans, j'en ai appris des choses sur ce milieu, je me suis fait ma propre opinion, je me suis rendue compte qu'il existait parfois un fossé entre la réglementation cosmétique et l'innovation... Ce qui m'a souvent révoltée (mon côté passionné prend le dessus sur ma raison).



La découverte de ce monde m'a fait comprendre que je prenais la mauvaise voie en me dirigeant vers la formulation et la recherche d'actifs cosmétiques. Finalement, j'aime le réglementaire (et oui !) mais surtout la toxicologie et c'est là que je veux aller !


J'ai des tas d'idées, j'ai envie dans ce blog de parler réglementaire, toxicité, mais toujours d'analyser les produits, donner des conseils sur les bons achats à faire selon le type de peau !



Restez connecté, l'aventure reprend ;)
Chloé

mardi 13 décembre 2011

Les nettoyants pour bébé

Les produits cosmétiques pour bébé doivent être choisi avec une attention particulière, pas question d'appliquer la moindre substance allergène ou irritante sur une peau aussi délicate ! Voici une sélection de quelques produits que je juge adaptés pour nettoyer bébé.






Message subtil minable : J'ai parfaitement conscience que l'image est affreuse, mais les bébés, je ne trouve pas cela particulièrement beau alors c'est difficile de juger...

Tout d'abord, quelques conseils...

Bien qu'à ce stade, il ne soit plus utile de préciser à quel point les produits cosmétiques sont indispensables (non, non, je ne dis pas ça parce que c'est ma passion...) je déconseille l'utilisation d'un simple savon (et particulièrement le savon de Marseille) pour nettoyer le bébé. La base d'un savon, très alcalin (pH basique) est asséchant et perturbe l'équilibre hydrolipidique de l'épiderme (vous vous souvenez ? La peau qui produit naturellement du sébum, cf cet article). Je conseille donc l'utilisation d'un nettoyant "sans savon" où des tensioactifs remplacent les propriétés moussantes et lavantes du savon. C'est intelligent, la cosmétique.

Peu, c'est mieux

Comme le souligne de nombreux dermatologues, moins le bébé est exposé à des ingrédients et moins il y aura de risques qu'il rencontre des substances susceptibles de provoquer une allergie. Il est donc toujours préférable d'utiliser peu de produits et de cosmétiques différents (les superflus tels que les lingettes ou le talc sont à utiliser avec retenue) et que ceux-ci soient constitués du minimum d'ingrédients (d'où l'intérêt des les analyser).

Le vif du sujet

Gels et mousses lavants

So'bioétic - Mon petit Bio'
Gel lavant Cheveux et corps




Un très bon produit à un prix très abordable (5,59 €) et disponible en grandes surfaces.

Sa formule

On retrouve de l'aloé vera et du glycérol (qui présente des propriétés hydratantes et a une bonne tolérance cutanée), un tensioactif bien toléré par la peau. Son système de conservation est acceptable puisqu'il a un flacon-pompe (les bactéries présentes sur nos mains et dans l'air ne rentrent pas en contact avec le produit dans le flacon). On ne retrouve pas de parfums ni d'ingrédients réputés allergisants, justifiant la mention hypoallergénique apposée sur l'étiquette.

Son efficacité

Ce gel doux se rince facilement et ne décape pas la peau, il ne présente pas d'odeur à l'utilisation (conséquence du fait qu'il n'y ait pas de parfum dans la formule - en contre partie, pas de risques d'allergie. Il faut savoir ce que l'on veut, dans la vie.)

En parlant des parfums, il y a d'autres moyens pour qu'un cosmétique ait une odeur agréable sans pour autant prendre le risque d'intégrer une molécule aromatique allergène dans la formule. L'utilisation d'une eau florale de rose ou d'orange douce par exemple, intégrerait une fragrance légère, bien suffisante pour un bébé !

Autres produits que je conseille

Dermatherm - Baby Clear, Gel Nettoyant Moussant (10,90€) Natessance - Gel lavant sans savon (8,91€)


Laits nettoyants

Les laits nettoyants sont souvent précédés de la mention "sans rinçage" et pourtant, il est indispensable de les rincer, de préférence avec une eau thermale. Pourquoi ? Il peut y avoir dans ces produits des molécules aromatiques allergènes apportées par le parfum et l'alcool benzylique. Certes, elles sont présentes en petite quantité et font parties des molécules les moins allergisantes, mais il est préférable de ne pas les garder sur la peau, quoi qu'en dise l'étiquette du produit. Une recrudescence des problèmes cutanés a été constatée à la suite du non-rinçage.

Cattier 
Lait de toilette - Visage et corps


Il est disponible en pharmacies et parapharmacies. 10,40€

Sa formule

Des huiles végétales de tournesol et d'amande douce jouent le rôle d'émulsifiants dans une eau florale d'orange douce. La composition est assez simple pour nettoyer, même si quelques molécules aromatiques allergènes sont retrouvées dans le parfum (Géraniol, Limonène, Linalol), ainsi que l'alcool benzylique, cité précédemment.

Son efficacité

Un lait tout simple, qui nettoie efficacement et en douceur.


Autre produit que je conseille :

Bébé Cadum - Lait de Toilette bio (3,95€)


mardi 28 juin 2011

Le rasage pour les hommes

Ca fait longtemps que je n'avais pas publié d'articles, les études passaient avant tout mais maintenant, je suis en vacances avec pleins d'idées en tête !


Aujourd'hui, je publie un article qui concerne les hommes puisque eux aussi jouent un rôle dans l'univers des cosmétiques !


Le pH de la peau est plus acide chez l'homme que chez la femme, c'est pour cela que l'on ne peut pas toujours y appliquer les mêmes soins. De plus, beaucoup d'hommes ne se considèrent pas comme habitants de la planète cosmétique. Pourtant, bon nombre d'entre eux sont confrontés au même rituel à fréquence variable : le rasage. A ce que je sache, les mousses, crèmes, gel de rasage font bien partis du domaine de la cosmétique.





Petit rappel sur le rasage (on ne sait jamais) :


- Evitez le rasage au saut du lit ! Je vous conseille de passer sous la douche où l'eau chaude permet de dilater les pores et d'adoucir les poils. Tout sera plus simple par la suite.

- On rase la barbe dans le sens du poil et jamais à rebours : ça hérisse et ça l'endurcit pour les coupes suivantes.

- Commencez par les joues, en petits gestes précis, poursuivez par le cou avant la partie délicate du contour des lèvres et du menton. N'allez pas trop vite et soyez précis.

- Plusieurs passages peuvent s'avérer nécessaires.


Gel, mousse, crème, que choisir ?


L'efficacité de ces différentes textures est équivalente : le choix s'effectue principalement en fonction des goûts de chacun. Pour l'orienter s'il en est besoin, sachez que les mousses offrent l'avantage d'être prêtes à l'emploi alors que les gels et crèmes demandent un petit massage au préalable avant de commencer le rasage. Néanmoins, une petite minute d'attente est très utile aux actifs cosmétiques pour faire preuve de leur efficacité émolliente et assouplissante et rendra le geste plus facile et moins désagréable.

En contrepartie, les mousses, présentées en bombes, sont classiquement accompagnées de gaz propulseurs comme les butane, isobutane et propane, qui sont aussi des COV (Composés Organiques Volatils) comptant parmi les gaz à effets de serre (leur dimension environnementale laisse à désirer).

Les mousses à raser


SANTE - Mousse à raser




Sa formule :

Des huiles végétales, de l'alcool (dommage, la peau subit déjà assez d'agressions inhérentes lors du rasage !), des tensioactifs doux, du glycérol. Elle ne comporte pas de gaz propulseurs, beau geste pour l'environnement !

Son efficacité :

Cette mousse est d'une très grande douceur, mais elle manque un peu d'onctuosité. Si on l'utilise avec un blaireau, elle se densifie davantage et permet donc un rasage plus efficace.

Autres produits que je conseille :

Avène - mousse à raser, Klorane - Mousse de rasage anti-irritations.

Les Gels de rasage

Williams - Gel Peau Sensible


Sa formule :

Glycérol, Sorbitol et Aloé Vera travaillent à assouplir, adoucir et hydrater la peau dans une base moussante plutôt douce, le tout est doté d'une bonne tolérance cutanée. On trouve néanmoins des gaz propulseurs non écologiques, mais il s'agit d'un très bon rapport qualité/prix. Comme quoi, les bons cosmétiques ne sont pas forcément chers !

Son efficacité :

Ce gel bleuté s'étale bien et se transforme en mousse onctueuse sur le visage. Il assure une bonne glisse de la lame et se rince facilement.

Autres produits que je conseille :

Bioregena - Fluide moussant de rasage, Klorane - Gel de rasage anti-irritations.



Les crèmes de rasage

So'bio étic - For men only, Crème à raser "Sans faille"


Sa formule :

On retrouve beaucoup d'émollients pour adoucir plus du glycérol pour renforcer son action. Des complexes d'huiles essentielles de tournesol, de beurre de karité et d'acides palmitiques jouent le rôle d'anti-bactériens (c'est l'avantage de la cosmétique bio, on ne retrouve pas de triclosan, sur lequel on peut émettre des réserves, mais des huiles essentielles de plante !).

Son efficacité :

Cette crème légère forme sur la peau une mousse assez épaisse, dans une très agréable senteur de réglisse. Le rasage est net, la peau reste confortable.

Autres produits que je conseille :

Avène - Crème à raser, Melvita - Crème à raser moussante.

Les Après-rasage

En matière d'après-rasage, je conseille les baumes aux lotions alcoolisées, qui sont pourtant classiquement indiqués en after-shave. Je suis d'accord pour dire que l'alcool est anti-septique et pourrait donc empêcher les infections bactériennes (car celles-ci trouveront un lit fort douillet dans les micro-coupures). Mais les anti-bactériens sont bien souvent déjà présents dans les gels de rasage (ce qui est suffisant), car l'alcool est surtout très irritant et asséchant, or après un rasage, votre peau n'a pas besoin de ça.

So'Bio étic - Baume Après-Rasage "Pare-Feu"


Sa formule :

Du glycérol qui assure la fonction hydratante du produit, on note aussi la présence d'autres émollients et d'huile de macadamia nourrissante. Une bonne formule, bien qu'on y retrouve quelques molécules aromatiques allergènes.

Son efficacité :

Ce gel-crème pénètre quasi-instantanément dans la peau et ne laisse aucune sensation grasse. On retrouve la même odeur de réglisse agréable que chez son analogue (cf produit précédent).

Autres produits que je conseille :

Bioregena - Baume après-rasage apaisant, B com Bio - Baume après rasage apaisant.


Je crois que c'est tout ! J'espère que cet article vous sera utile, n'hésitez pas à me donner vos impressions en commentaire, à bientôt !






vendredi 22 avril 2011

Les déodorants et anti transpirants

L'être humain possède environ deux millions de glandes sudiporales et perd un demi-litre de sueur par jour. Transpirer est une fonction vitale : c'est un système de thermorégulation qui permet au système interne de ne pas dépasser 37 °C. Par l’intermédiaire des pores de la peau situés à la surface de l’épiderme, il y a libération d'eau qui se dégrade et sent mauvais. (un peu dégoutant cet article, non ?) 

Les anti transpirants

Ils empêchent la sueur de perler à la surface de la peau. Les sels d'aluminium, par exemple, bouchent les canaux de sécrétion des glandes sudiporales. Néanmoins, l'innocuité de ces sels est fortement discutée car l'inflammation des ouvertures bouchées peut provoquer de l'eczéma (certains les considère comme cancérogène).

Les déodorants

C'est la décomposition de la sueur qui entraine la mauvaise odeur. Celle-ci est provoquée par des bactéries, les déodorants contiennent donc des bactéricides et des huiles parfumées pour masquer les effluves. Cependant, certains bactéricides ont l'inconvénient de modifier la flore microbienne de la peau, d'où la nécessité d'étudier en détails la composition des déodorants.

Les sels d'aluminium naturels (aluns)

L'alun est une poudre cristalline naturelle provenant de l'alumine et des schistes aluneux (oxydes et hydroxydes d'aluminium). Ils sont chimiquement inertes donc ne risquent pas de libérer de l'aluminium. Il est intégré dans les déodorants de cosmétologie naturelle pour son pouvoir anti-transpirant. De plus, il est très doux pour la peau et n'est pas à craindre de répercussions négatives dues aux pores de la peau bouchés. 




Voici une sélection des déodorants en sticks et en spray que je conseille, pour les femmes et pour les hommes :

Pour les femmes :

Les déodorants à bille :

Coslys - déodorant agrumes


Sa formule :

Des eaux florales remplacent l'eau minérale, de la sauge régulatrice de transpiration et des actifs antibactériens en synergie avec des huiles essentielles constituent le produit. De l'Aloé Vera et de l'amende douce adoucissent la formule.

Les autres produits que je conseille :

Melvita - déodorant bille purifiant, Druide - Déodorant à bille à l'amande douce


Les sprays et aérosols :

Cattier - Déo Brume active



Sa formule :

Des antibactériens Candida bombicola/Glucose/Methyl rapeseedate ferment interviennent dans une eau florale d'hamamélis astringente aux côtés d'aloé vera adoucissant. Ce spray ne contient pas d'alcool, ce qui est assez rare.


Remarque : Les aérosols ont recours aux gaz propulseurs. Parmi eux, on en trouve des inoffensifs comme l'azote (Nitrogen), neutre pour la santé comme pour l'environnement et d'autres comme le butane, propane et d'autres composés organiques faisant partis des gaz à effet de serre.

Les autres spray que je conseille :

Palmolive - Tahiti, déodorant agrumes espiègles, Kibio - déodorant soin protecteur


Pour les hommes :

Cattier - Homme, Safe-Control, Déodorant Spray



Sa formule :

On retrouve le Candida bombicola/Glucose/Methylrapeseedate ferment qui lutte contre les bactéries responsables des mauvaises odeurs de la transpiration, baignant dans de l'eau d'hamamélis astringente qui resserre légèrement les pores de la peau. On y retrouve, comme chez son analogue pour femme, un extrait d'Aloe Vera qui joue les adoucissants. On note l'absence de sels d'aluminium et d'alcool, ce qui donne à ce produit une bonne tolérance cutanée.

Autres produits pour homme que je conseille :

Druide - Déodorant Pur & Pure, Sante - Déodorant Spray


Pour une fois, les hommes ont leur place dans cet article, qui a dit que les cosmétiques ne concernaient que les femmes ?

A bientôt !
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